Campagne 2009

L'INDE,PAYS DES EXTREMES

 

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La croissance économique de l’Inde est l’une des plus fortes du monde. Et pourtant, plus de 80 % de la population doit vivre avec moins de 2 dollars par jour. Le fossé entre les pauvres et les riches est énorme. Bien que certaines lois tendent à favoriser les groupes de population les plus marginalisés, elles ne sont que rarement appliquées dans la
pratique. Les organisations partenaires soutenues par Broederlijk Delen (BD) en Inde travaillent avec les dalits (les indiens des basses castes) et les populations indigènes (adivasis), deux groupes de population qui se trouvent au plus bas de l’échelle sociale et doivent lutter quotidiennement contre la discrimination et les inégalités.

 

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Le travail de Broederlijk Delen en Inde
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Maulipadar se trouve dans le district de Bastar, dans l’État de Chhattisgarh (Inde centrale). Avec ses 9000 km², Bastar occupe presque un tiers de la surface de la Belgique. Je me suis laissée raconter que cette région était à l’origine couverte de forêts fertiles qui permettaient aux populations indigènes d’assurer leur complète subsistance. Elles y trouvaient de la nourriture variée, des matériaux de construction, des herbes médicinales, bref tout ce dont elles avaient besoin. La région est encore connue aujourd’hui pour sa richesse en produits forestiers : du bambou, des mangues, des huiles, etc.

La forêt occupe une place très importante dans la culture et dans l’identité des populations indigènes. Elles vivent toujours partiellement de ce que ce trésor généreux leur offre, et s’y sentent très étroitement liées. Mais ces dernières décennies, de grandes zones boisées ont disparu, laissant la place à des barrages, à des plantations ou à l’exploitation minière. Le territoire des populations indigènes est devenu de plus en plus petit et il leur a fallu chercher des manières alternatives de survivre. L’expulsion des indigènes de leurs forêts ancestrales est en fait un drame en soi. De mémoire d’homme, ils en sont en fait les habitants, les utilisateurs et les propriétaires, mais ils n’ont pas de titres de propriété et les autorités peuvent par conséquent réclamer leurs terres et les attribuer à des firmes (inter)nationales. Depuis 2006, une loi reconnaît heureusement aux indigènes la possession de leur territoire et la gestion du bois.

Recevoir de la nourriture ou un revenu d’une façon différente de celle dont ils avaient l’habitude était tout sauf évident pour les habitants de Maulipadar. Ils n’avaient en effet aucune expérience dans l’agriculture hors exploitation forestière, ou dans la vente des produits. Grâce au soutien de la PARDS (Participatory Action for Rural Development Society), un partenaire de projet de Broederlijk Delen, de nombreux changements sont en tout cas survenus ces dernières années dans la vie de Tilak et de ses compagnons de village.

 

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Broederlijk Delen

soutient des organisations du Sud dans leurs projets de lutte contre la pauvreté et l’injustice.
Leur engagement et leur connaissance de leur réalité permettent la mise en oeuvre d’actions adaptées à leur contexte et soutenues par les populations.Cette approche de Broederlijk Delen garantit des résultats durables!